Les fêtes de la Bague

Les trois glorieuses de Semur-en-Auxois
24 Avr

LA COURSE DE LA BAGUE 2017 : 379e édition le 31 mai

L’Auxois est un Pays d’art et d’histoire avec ses châteaux ses cités fortifiées et son patrimoine spirituel et gastronomique. Devenu Comté au moyen-âge, il est intégré par la suite au duché de Bourgogne. Sa capitale est Semur en Auxois.
Au coeur des vallons verdoyants et bocagers de l’Auxois, un méandre de l’Armançon profondément encaissé dans le granit rose enserre un promontoire aux flancs escarpés où fut fondé le château de Semur. Le nom de Semur apparaît dans l’histoire en 606 avec la charte de fondation de l’abbaye de Flavigny signée dans le château déjà considéré comme ancien si l’on retient l’étymologie « sene muros »: Vieilles murailles.
Semur sait manifester sa vitalité tout en maintenant une tradition que mentionnait déjà en 1552 Sébastien Munster : « Les citoyens de Semur sont gens paisibles, doux, débonnaires et charitables, vivant ensemble en grande concordance et qui se plaisent fort en l’accointances des estrangers ».
Venez découvrir Semur avec ses tours et ses pans de murailles, ses anciens couvents et ses hotels particuliers, ses maisons aux toits pentus et la collégiale Notre Dame. Semur est une Grande Dame ! Elle a des titres de noblesse. Elle tient haut son blason qui est d’azur à la tour crénelée d’argent, chargée d’un écu à six pans d’or et d’azur, à bordure de gueule.

La Bague 379e édition en 2017 : (depuis 1639 après la course des chausses qui date de 1566)

Trois courses que l’on court à pied, au trot attelé ou au galop.
Le long des 2 112 mètres du cours en terre battue où se dispute la plus ancienne course à cheval de France,

La plus ancienne des trois courses : les Chausses

Depuis le milieu du XVIe siècle, Semur-en-Auxois entre dans la course tous les ans
C’est le 21 août 1566, qu’apparaît la première mention de la Course des Chausses dans les registres de délibérations de la ville : « Pour les Chausses courues le lendemain de la Pentecoste pour attirer le peuple à amener bestail et denrées au marchiet et méliorer la ville, 3 livres 13 sols ». Une course à pied dont le vainqueur gagnait une paire de chausses tricotées.
Chaque année, hormis les périodes de troubles, au moment de la Pentecôte, les Chausses et autres prix sont exposés porte Sauvigny afin d’inciter les gens à participer à cette course et inviter la population à prendre part aux festivités, jeux de quilles et danses.
Mais en 1651, la course à pied est supprimée « … les coureurs s’exposent inutilement à la mort et se jettent au péril de la perte de leurs âmes en jeux resantants les formes de l’ancien paganisme … ».
Elle ne sera remise au goût du jour qu’en 1978, pour animer les rues de la cité.

Prestigieuse et réputée : la course de la Bague


Près de 250 ans après la première course des Chausses, la Comtesse d’Origny, en 1638, assiste au spectacle. Il faisait une chaleur étouffante ce jour-là, et la châtelaine fut horrifiée en voyant les participants pratiquement nus à l’arrivée ! Elle décide que la course, désormais, se ferait à cheval, par des gens portant épée. La première édition de la plus ancienne course à cheval de France aura lieu l’année suivante sur un parcours resté inchangé.
En 1651 on ajoute le prix d’une bague en or « jusqu’à la valeur de 15 livres… », comme on peut le lire dans l’acte de délibération du 1er juin. L’année suivante, on donne l’ordre des prix de la course à cheval : une bague en or, une écharpe et des gants.
La Course de la Bague aujourd’hui :
Elle se court sur le mail, large allée pédestre qui pour le temps d’une journée, le 31 mai de chaque année, devient champ de course.
Elle rassemble des cavaliers émérites, portant hautes les couleurs de propriétaires et d’éleveurs de la région.
Les cavaliers doivent parcourir une distance de 2 112 mètres en ligne droite sur terre battue. La spécificité de la course de la Bague est qu’elle se dispute à fond de train et ne dure pas plus de deux minutes.
Le berceau de la race
En 1995, une course de chevaux de trait d’Auxois est ajoutée à la course des chevaux de selle. Le 31 mai, ce sont les premiers à se positionner sur la ligne de départ du cours Charles de Gaulle. Les cavaliers en costume d’époque et les chevaux portant des colliers colorés s’opposent sur 1 100 mètres de parcours pour gagner la Bague en argent. Un spectacle étonnant avec ces montures impressionnantes mais tellement élégantes !
Les récompenses
La remise des prix par les officiels a lieu dans la cour de l’hôtel de ville depuis le perron.
Le vainqueur de la course de la Bague remporte une bague en or gravée aux armes de la ville, le prix Mistou (propriétaire aujourd’hui décédé qui pendant 30 ans alignait chaque année un de ses chevaux sur la ligne de départ de la course de la Bague) et une enveloppe de
400 €.
Le deuxième prix est une écharpe frangée d’or et une enveloppe de 250 €. Enfin le troisième remporte une paire de gants frangée d’or et une enveloppe de 160 €.
Quant à la course de chevaux de trait d’Auxois, le vainqueur remporte le prix Michel Cortot, une bague en argent gravée aux armes de la ville ainsi qu’une enveloppe de 60 €. Le second gagne un sceau en bronze également aux armes de la ville et une enveloppe de 60 € et enfin, une médaille de la ville est attribuée au troisième avec une enveloppe de 60 euros.

La petite dernière : la course à la Timbale

La course à la Timbale se court au trot attelé, elle aussi, sur les 2 112 mètres de terre battue du cours Charles de Gaulle. Elle rassemble une dizaine de drivers qui s’affrontent en duos chronométrés et contrôlés par les juges et commissaires car il leur est interdit de franchir le cap de cinq foulées au galop.
Les prix
Depuis le XIXe siècle, les récompenses de la course à la Timbale ont changé. Le premier remporte dorénavant la Timbale en argent et 310 €, le second, un sceau en bronze et 190 € et le troisième, la médaille de la ville ainsi qu’une enveloppe de 160 €.